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Un coup d’avance. Comment se faire citer par ChatGPT, Google et les autres IA.

Vos clients ne font plus seulement une recherche. Ils demandent à une IA qui appeler, et elle répond avec deux ou trois noms. Voici comment devenir l’un d’eux, coup par coup, sans formule magique.

Par Michael, publié le , 12 min de lecture

Un roi d’échecs corail se dresse sur un rocher, entre un cavalier et une tour noirs.
  • 52 %des internautes du Québec ont déjà utilisé une IA générative. C’est 19 points de plus qu’un an plus tôt.NETendances 2025, Université Laval
  • 1,2 %des quelque 350 000 succursales étudiées ont été recommandées par ChatGPT. Même les grandes chaînes passent rarement.SOCi, 2026
  • 38 %seulement des pages citées par les aperçus IA de Google sont aussi dans ses 10 premiers résultats. C’était 76 % en juillet 2025.Ahrefs, mars 2026

Un mardi soir, une femme ouvre ChatGPT sur son cellulaire et écrit : « Je cherche un électricien fiable à Longueuil pour changer mon panneau. Qui me recommandes-tu? » Quelques secondes plus tard, la réponse est là : trois noms, une phrase sur chacun, parfois un lien. Pas de deuxième page de résultats. Trois noms.

La question de cet article est simple : comment faire pour que le vôtre en soit?

Il n’y a pas de bouton secret, et personne ne peut vous garantir une place (méfiez-vous de ceux qui le promettent). Mais il y a une logique, et elle ressemble beaucoup aux échecs : les entreprises que les IA nomment aujourd’hui sont souvent celles qui ont préparé le terrain bien avant. Et la partie ne fait que commencer : il y a un an jour pour jour, le 14 octobre 2025, Google lançait son Mode IA en français au Canada.

Comment une IA choisit qui nommer

Avant de jouer, il faut comprendre le plateau. Quand on pose une question qui demande de l’information à jour, comme le nom d’un bon électricien, la plupart des assistants ne répondent pas seulement de mémoire. Ils font une recherche, lisent quelques pages, puis rédigent une réponse en citant leurs sources. En simplifiant, ça se joue en quatre cases.

Le trajet d’une question, de la cliente jusqu’à votre nom
  1. La question« Qui me recommandes-tu à Longueuil? » L’IA la découpe souvent en plusieurs petites recherches.
  2. La rechercheElle interroge un index : celui de Google pour les aperçus IA et Gemini, celui de Bing pour Copilot, ses propres robots et des partenaires pour ChatGPT, son propre index pour Perplexity.
  3. La lectureElle lit quelques pages, souvent le texte brut seulement. Ce qui n’est pas écrit dans la page n’existe pas.
  4. La citationElle nomme les sources qui répondent le plus clairement. C’est la case qu’on vise.

Chaque coup qui suit vise une de ces cases : être trouvé, être lu, être cru, puis être choisi.

L’ouverture Laissez entrer les bons robots.

Chaque grande IA envoie des robots lire le Web. La plupart des entreprises en ont même plusieurs, avec des rôles bien différents : un robot pour entraîner leurs modèles, un autre pour alimenter leur moteur de recherche, parfois un troisième qui va chercher une page quand un utilisateur le demande.

La différence compte, parce qu’ils se bloquent séparément. OpenAI l’écrit noir sur blanc : un site qui bloque OAI-SearchBot n’apparaît pas dans les réponses de recherche de ChatGPT. GPTBot, lui, sert à l’entraînement, et le bloquer ne vous retire pas des réponses.

La règle du jeu : refuser l’entraînement, c’est votre choix. Bloquer la recherche, c’est disparaître des réponses.

AssistantRecherche : laissez passerEntraînement : à vous de choisir
ChatGPT OpenAIOAI-SearchBotGPTBot
Claude AnthropicClaude-SearchBotClaudeBot
PerplexityPerplexityBotAucun, selon Perplexity
Aperçus IA, Mode IA GoogleGooglebotGoogle-Extended touche aussi l’appli Gemini
Copilot MicrosoftBingbotPas de robot distinct
Siri AppleApplebotApplebot-Extended

Google-Extended n’est pas un robot, mais une consigne : elle encadre l’entraînement de Gemini et l’utilisation de vos pages dans les réponses de l’application Gemini, sans vous retirer des aperçus IA ni du Mode IA. Pour ces deux-là, Google ne demande rien de spécial : une page indexée et admissible à un extrait peut y apparaître.

Dans la plupart des cas, il n’y a rien à ajouter : un robot qui n’est pas nommé dans votre fichier robots.txt est admis. Le danger vient d’ailleurs.

  • Une interdiction générale oubliée, du genre Disallow: / sous User-agent: *, restée là depuis la mise en ligne.
  • Un pare-feu trop zélé. Certains services bloquent maintenant des robots d’IA par défaut; Cloudflare le fait sur les nouveaux sites depuis juillet 2025. Vérifiez ce qui est bloqué, ou demandez-le à votre fournisseur.
  • Un réglage désactivé dans Search Console. Depuis le 31 août 2026, Google permet à un site de se retirer de ses fonctions d’IA générative, dont les aperçus IA et le Mode IA. Un site retiré n’y reçoit plus ni visites ni impressions. Vérifiez que personne ne l’a désactivé pour le vôtre.
  • Un texte qui n’existe qu’avec JavaScript. Selon une analyse de Vercel, les grands robots d’IA n’exécutaient pas le JavaScript, à part ceux de Google et d’Apple. Si votre texte n’apparaît qu’une fois les scripts chargés, ChatGPT peut voir une page vide.

Si vous voulez tout de même écrire vos choix noir sur blanc, ça ressemble à ceci :

# Recherche IA : la porte est ouverte
User-agent: OAI-SearchBot
User-agent: Claude-SearchBot
User-agent: PerplexityBot
Allow: /

# Entraînement : à vous de choisir
# (remplacez Allow par Disallow pour refuser)
User-agent: GPTBot
User-agent: ClaudeBot
Allow: /

C’est d’ailleurs pour ça que ganolyk.ca est écrit en HTML tout simple : le texte est là dès la première lecture, pour Google comme pour les IA.

Le développement Une vraie réponse par page.

Une fois la porte ouverte, l’IA lit. Et elle cherche une chose : la page qui répond le plus clairement à la question posée. Pas la plus belle, pas la plus longue. La plus claire.

Le problème, c’est que bien des sites de PME tournent autour du pot dans leurs premières lignes. Comparez :

Ce qu’une IA ne peut pas citer??

« Bienvenue! Nous sommes votre partenaire de confiance pour tous vos projets, petits et grands. »

Ce qu’une IA peut citer!!

« Nous refaisons les toitures en bardeaux d’asphalte à Longueuil, Brossard et Saint-Hubert depuis 1998. Soumission écrite en 48 heures, garantie de 10 ans sur la main-d’œuvre. »

La première phrase pourrait se trouver sur n’importe quel site au monde. La deuxième dit le métier, les villes, l’expérience, le délai et la garantie. Une IA peut la reprendre telle quelle pour répondre à « qui refait les toitures à Brossard? ».

Concrètement :

  • Votre métier et votre ville, en toutes lettres, dans le titre de la page et dans la première phrase. Une IA ne devine pas : si Brossard n’est écrit nulle part, vous n’êtes pas une réponse pour Brossard.
  • Une page par service important, plutôt qu’une liste de vingt services sur une seule page.
  • Les vraies questions de vos clients, avec de vraies réponses : combien ça coûte, combien de temps ça prend, est-ce que vous vous déplacez, qu’est-ce qui est garanti.
  • Des faits précis et vérifiables : années d’expérience, nombre de projets, délais, prix de départ, certifications.

La recherche va dans le même sens. En 2024, des chercheurs, notamment de l’Université Princeton, ont testé ce qui fait monter une source dans une réponse générée par l’IA. Ajouter des statistiques, des citations et des références augmentait sa visibilité, jusqu’à 40 % selon leur mesure. Le bourrage de mots-clés, lui, la faisait reculer. C’était un moteur simulé, pas ChatGPT tel quel, mais la leçon tient : on cite ce qui est précis et appuyé.

Le roque Mettez votre identité à l’abri.

Aux échecs, le roque met le roi en sécurité. Sur le Web, votre roi, c’est votre identité : votre nom, votre adresse, votre téléphone, vos heures et vos services. Les IA les trouvent à plusieurs endroits, et elles comparent.

Bonne nouvelle : ces endroits, vous les contrôlez presque tous. Yext a analysé 6,8 millions de citations faites par ChatGPT, Gemini et Perplexity : 86 % venaient du site de l’entreprise elle-même (44 %) ou de ses fiches dans les annuaires (42 %). Les forums comme Reddit? Environ 2 %.

  • Votre fiche Google Business Profile. Google le dit lui-même : une fiche à jour peut aider vos produits et services à être visibles dans les réponses de l’IA comme dans les résultats de recherche. Catégories, services, heures, photos, publications : tout compte.
  • Bing Places. Copilot s’appuie sur Bing, et Microsoft indique qu’une fiche Bing Places à jour aide à garder votre adresse, vos heures et vos coordonnées admissibles dans les réponses générées par l’IA.
  • Apple Business Connect, pour Plans et Siri, et Yelp, dont ChatGPT affiche maintenant les avis, les photos et les coordonnées.
  • Votre page Facebook et les annuaires de votre secteur : association professionnelle, chambre de commerce, Pages Jaunes.

La règle du jeu : la même information, au caractère près, partout. Si votre fiche Google dit 8 h à 17 h, votre site 7 h à 16 h et votre Facebook une ancienne adresse, vous donnez à l’IA trois versions de vous-même. Les spécialistes du référencement local en font une base depuis des années.

Et les données structurées? Le balisage schema.org (LocalBusiness, par exemple) aide Google et Maps à lire vos coordonnées, et Microsoft dit qu’un contenu structuré aide ses systèmes à comprendre et à résumer. Mais Google est clair : il n’est pas obligatoire pour ses fonctions d’IA, et il n’existe aucun balisage spécial pour elles. On le met, sans vous le vendre comme un miracle.

Pas le temps de garder tout ça à jour? C’est le travail de notre option Réveillez votre présence web : votre fiche Google et votre page Facebook, animées chaque semaine.

Le milieu de partie Faites parler de vous ailleurs.

Votre site dit que vous êtes le meilleur. Évidemment. Une IA recoupe : elle regarde aussi ce que les autres disent de vous.

Ahrefs a étudié 75 000 marques : leur nombre de mentions sur le Web était beaucoup plus lié à leur présence dans les aperçus IA de Google que le nombre de liens pointant vers leur site (une corrélation de 0,66 contre 0,22). Une corrélation ne prouve pas la cause, mais la tendance est nette : ce que les autres disent de vous pèse lourd.

  • Des avis, souvent et en détail. Demandez-en un à chaque client satisfait, et répondez à tous, même aux moins bons. Un avis qui nomme le service et la ville en dit plus long qu’un « super! ».
  • Des mentions locales : le journal du coin, l’association de votre métier, un fournisseur qui vous présente, l’équipe de hockey mineur que vous commanditez, avec un lien vers votre site.
  • Du contenu qu’on a envie de citer : un guide de prix, une étude de cas avec des chiffres, des photos de vrais chantiers.

Le coup interdit : fabriquer de fausses mentions ou de faux avis. Google prévient que courir après des mentions artificielles n’aide pas autant qu’on pourrait le croire. Et un faux avis repéré, c’est votre crédibilité qui y passe.

La finale Mesurez, puis rejouez.

Une partie ne se gagne pas en un coup. Les réponses des IA changent d’une semaine à l’autre, d’un assistant à l’autre, et parfois d’une personne à l’autre. Il faut donc mesurer souvent, toujours avec les mêmes questions, pour voir ce qui bouge.

  • Bing Webmaster Tools offre un rapport « AI Performance », en aperçu public depuis février 2026 : il montre combien de fois vos pages sont citées dans Copilot et dans les résumés IA de Bing.
  • Google Search Console a maintenant un rapport sur l’IA générative : combien de fois vos pages apparaissent dans les aperçus IA et le Mode IA (les impressions, pas les clics). Les clics, eux, restent mêlés au reste dans le rapport sur les performances.
  • Google Analytics montre les visites qui arrivent de chatgpt.com, de perplexity.ai ou de copilot.microsoft.com. Peu nombreuses pour l’instant, elles valent la peine d’être suivies.
  • Et le plus simple : poser vous-même les mêmes questions, chaque mois.

Essayez-le ce soir.

Cinq minutes et votre cellulaire. Remplacez ce qui est entre crochets, puis posez ces questions à ChatGPT, à Gemini (ou au Mode IA de Google) et à Copilot.

  • Qui recommandes-tu pour [votre métier] à [votre ville]?
  • Quelles sont les meilleures entreprises de [votre métier] dans [votre région], et pourquoi?
  • Que sais-tu de [nom de votre entreprise]?
  • Combien coûte [votre service] à [votre ville], et qui le fait?
  • Entre [votre entreprise] et [un concurrent], lequel choisir pour [votre service]?

Notez qui est nommé, quelles sources sont citées, et si ce qu’on dit de vous est exact. C’est votre position de départ.

Vous préférez qu’on s’en occupe? Le plan Croissance inclut un suivi SEO chaque mois, avec un court rapport.

Les gaffes à éviter

Aux échecs, on note une gaffe avec deux points d’interrogation. Voici celles qu’on entend le plus souvent.

  • « Il faut un fichier llms.txt. »

    Google dit l’ignorer : il ne vous aide pas et ne vous nuit pas dans ses résultats. Aucune autre grande IA n’a annoncé qu’elle le lisait. On en a un sur ganolyk.ca parce qu’il ne coûte rien, mais on ne vous le vendra jamais comme une solution.

  • « Si je bloque GPTBot, je disparais de ChatGPT. »

    Non. GPTBot sert à l’entraînement; c’est OAI-SearchBot qui alimente la recherche. Même chose chez Google : Google-Extended ne vous retire pas des aperçus IA (il touche par contre l’application Gemini).

  • « Je suis premier dans Google, je suis correct. »

    C’est un excellent départ, rien de plus. Seulement 38 % des pages citées par les aperçus IA sont dans les dix premiers résultats, et ChatGPT, Copilot ou Perplexity ont chacun leurs propres sources.

  • « Il faut un balisage spécial pour l’IA. »

    Google le dit noir sur blanc : aucun balisage schema.org particulier n’est requis pour ses fonctions d’IA, et rien n’oblige à découper vos textes en petits morceaux.

  • « On peut payer pour être recommandé par ChatGPT. »

    OpenAI affiche maintenant des publicités dans ChatGPT, mais affirme qu’elles n’influencent pas ses réponses. Selon OpenAI, la réponse elle-même ne s’achète pas.

  • « Une agence peut me garantir d’être cité. »

    Personne ne contrôle la réponse d’une IA. Ce qu’on peut faire, c’est mettre toutes les chances de votre côté, puis le mesurer.

Votre liste de coups

Dix coups, dans l’ordre où on les jouerait. Cochez au fur et à mesure.

Le coup d’après

Les débutants pensent au coup qu’ils jouent. Les bons joueurs pensent déjà au suivant. Les assistants IA ne remplaceront pas Google demain matin, mais ils prennent leur place dans le trajet de vos clients, une question à la fois. Et s’y préparer n’a rien d’un pari : tout ce qui aide une IA à vous citer (un site clair, des fiches à jour, de vrais avis) vous aide aussi dans Google, et auprès des clients eux-mêmes.

  • Ce soir : posez les cinq questions.
  • Cette semaine : vérifiez votre robots.txt, votre pare-feu, le réglage d’IA de Search Console et votre fiche Google.
  • Ce mois-ci : réécrivez la première phrase de vos pages principales.
  • Chaque mois : reposez les mêmes questions, et notez ce qui a bougé.

Et pour mon site, ça donne quoi?

Notre audit gratuit fait le tour de ces coups-là : votre site, vos signaux locaux, et si l’IA vous cite quand on lui pose de vraies questions de clients. Le rapport arrive par courriel, en PDF.

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Sources

Toutes consultées le 14 octobre 2026. On cite nos sources : c’est aussi ce que les IA aiment.

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